L'exposition de corps nus par Annie Berthet ne peut laisser indifférent.
Pourquoi cette impression froide, presque létale?
Il y aurait là une sorte de vide, malgré la virtuosité avérée d'un représentation figurative. Ici, la nudité éloigne avex efficacité de toutes manifestations libidineuses.
Les absences de cheveux, de pilosité, et d'ombre portée sur des corps en lumière renforcent notre questionnement sur les raisosns de l'artiste à offrir au public son oeuvre glaciale.
Curieusement la lumière circule sur les corps à l'exeption des regards. Des regards vides, d'une douloureuse neutralité. La délimitation des corps par le renforcement du trait marque sans doute une volonté à s'inscrire dans le réel, à redonner vie à ce qui semble perdu.
L'inscription des corps dans un espace tridimensionnel sans ombre confirme cette impression d'inéxistence, d'être ou de non être, ici, l'art rejoint le questionnement métaphysique.
Annie Berthet nous invite à regarder sans complaisance ce que nous sommes, des êtres de finitude, identiques, presques androgynes.
Alain HIRSCH, novembre 2008
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